L'histoire des Techniques Editoriales

Il y a 20 ans déjà…

1989-automne : La PAO à CM devient l’attraction dans la presse

laisser un commentaire »

Apres avoir bouclé le numéro 100 entièrement en PAO au mois de juin 1989, L’évenement fait grand bruit dans le petit landerneau de la presse magazine.

C’est le début d’une folle période de mutation qui va durer 3 ans.

Ce qui était considéré comme farfelu, impossible, incompatible avec les usages de la presse, impossible à rentabiliser etc… devient soudainement palpable, crédible, concret. Fini les gros systèmes rédactionnels imposés par les directions informatiques, voilà l’ère du Mac, l’ordinateur personnel que les utilisateurs s’approprient instantanément et qui fait grincer les dents des DI. Comme dans les années 78-79 lors de l’apparition du tableur (Visicalc et Lotus 123) sur micro (Apple II ou IBM PC), l’usager refuse les outils de la direction informatique et prends son destin en main.

Du coup la rédaction de CM devient une sorte de show-room.

Apple, les revendeurs de materiels et de logiciels, le bouche à oreille, les copains de la rédaction, nous envoient tous des visiteurs. On est dans la période Zoo. C’est tout juste si il ne faut pas demander de ne pas jeter de cacahuetes aux maquettistes et aux SR. La direction nous laisse faire et ça défile.

L’ambiance bon enfant de CM, renforcée par l’esprit de camaraderie qui semble augmenté par l’exploit collectif (surtout dans un magazine comme CM qui traite de ce qui est nouveau, technique, curieux), le coté sympathique et humble de nos présentations démontre que la PAO n’est pas ennuyeux, ne fait pas mal, ne transforme pas les journalistes en guichetiers de banque, n’empeche pas les maquettistes d’être créatifs au contraire. tout cela fait mouche. et tout le monde revient de la visite convaincu que cela marche, et que cela ne va pas déclencher des grèves et des pannes catastrophiques.

Notre petite pierre à l’édifice à sans doute achevé de convaincre qu’il fallait y aller. Mais aussi le fait qu’un grand groupe dynamique et ayant le vent en poupe y aille sans hésitation.

Pendant ce temps là, partout on s’affaire.

Christian sort le premier hebdo en PAO : Detective. Andréas Pfeiller passe SVM etc…

Toute une joyeuse bande de responsables PAO se retouve dans les conférences d’Apple expo ou de l’IFRA. Marc chez Hachette…. et puis Libé, Actuel…

Je rencontre Jean Michel Billaut, venu voir la PAO à la rédaction.

Une tornade.
Retrospectivement, dans le métier, cette mutation historique fut pliée en un temps record compte tenu des réticences énormes en terme de corporatisme, de peur de l’ordinateur et du traitement de texte, du savonnage de planche opéré par les photocompositeurs qui y perdaient leur business…

Je me souviens de la visite de nos grands dirigeants Allemands. Les limousines alignées, la visite éclair chez ces “sacrés français”.

Somme toute les grandes mutations se font soudainement après une période de bouillonnements, de cogitations, de ruminations. Le changement arrive comme l’eau par une digue qui lâche.

Rédigé par jbdurand

7 octobre 2009 à 12:41

Publié dans CM, Jibédé, Magazines, Non classé, PAO

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.